résultat positif

Quand on a appris que notre bébé d’été avait la trisomie, ça a d’abord semblé être une mauvaise nouvelle. Il faut dire que c’est comme ça que les professionnel.le.s de la santé présentent la possibilité d’un diagnostic de trisomie. On a eu la chance de ne pas recevoir de commentaires particulièrement blessants ou de faire face à la remise en question de notre choix de poursuivre la grossesse après avoir reçu les résultats du test d’ADN fœtal, mais tout de même. Quand ma sage-femme m’a téléphoné pour m’annoncer les résultats du test de dépistage de la trisomie que j’avais passé au premier trimestre, il me semble qu’elle a ouvert avec les termes « mauvaise nouvelle ». Ou peut-être pas. Peut-être que c’est la peur et l’incrédulité que j’ai d’abord ressenties qui ont ajouté ces mots à mon souvenir. Le généticien que nous avons rencontré pour comprendre les possibilités de tests qui s’offraient à nous insistait pour nous dire qu’on avait plus de chances d’être « rassuré.e.s » par des résultats négatifs que de recevoir un diagnostic.

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le temps qui court

Je suis assise dans un café à travailler quand Patrice m’envoie une photo de Malou. Bien appuyée sur ses mains, la tête relevée, les bras potelés au premier plan. J’arrive presque à sentir la douceur de ses joues, de son cou. La voir apparaître sur mon écran me remplit de bonheur et me serre le cœur. Par moments, je me demande pourquoi je suis déjà de retour au travail.

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une invitation

Un billet à quatre mains aujourd’hui…

Il y a cinq ans, le 4 janvier 2014, notre fils Paul venait au monde. Pendant 28 jours, nous avons vécu avec lui des moments intenses et irremplaçables, des moments tout ce qu’il y a de plus banal, typiques de la vie avec un nouveau-né — des réveils nombreux, des couches, des heures à caresser sa peau douce. Plein de premières fois aussi.

Paul a fait de nous des parents. Avec lui, nous avons vécu le meilleur et le pire, le temps d’un froid mois de janvier. Le 1er février, nous lui avons dit au revoir, entouré.e.s de gens qui l’aimaient et l’aiment encore profondément.

IMG_3764.jpgCette année, nous continuerons de tenir la promesse que lui a faite son papa à la toute fin : lui montrer que la vie peut être belle (en maudit). Pour nous rappeler les moments de bonheur passés avec Paul, nous soulignerons chaque jour les doux moments que nous vivons encore maintenant, malgré l’absence. Inspiré.e.s par une proposition qui circule ces jours-ci sur Facebook, chaque jour, du 4 janvier au 1er février, nous écrirons sur un petit bout de papier le moment de beauté ou de bonté qui nous aura marqué.e.s pendant la journée.

Début février, pendant notre expédition annuelle au Mont Leclerc, nous apporterons nos petits mots à l’arbre de Paul, avec ceux et celles qui voudront nous accompagner.

Si vous avez envie de vous joindre à nous pour remarquer et noter ce qu’il y a de beau dans vos journées, n’hésitez pas! Ça marche si vous le faites une fois ou 28, en secret ou en hashtag.

Si vous avez envie de partager vos moments de beauté et de bonté des prochains jours avec nous, nous porterons vos messages à Paul.

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cinq bougies

La lourdeur dans la poitrine m’habite depuis le début du mois. Je crois que c’est peut-être un peu parce qu’Aimé me semble si grand ces temps-ci. Il a des moments où il veut qu’on s’occupe de lui « comme un bébé » — qu’on l’habille, qu’on l’aide avec des tâches qu’il sait bien faire seul — mais ça met en relief toutes les choses qu’il fait maintenant « comme un grand » sans poser de questions. Il est décidément atterri dans son rôle de grand frère et de grand tout court. Hier, alors que je replaçais la photo de Paul dans un cadre parce qu’elle avait glissé, il me dit « il est trop beau, Paul ». Même dans sa relation avec Paul, il semble trouver une place qui relève plus de l’ainé que du cadet.

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s’excuser d’écrire

Parfois, j’écris sur d’autres choses que le deuil et la parentalité.

Même si cet espace-ci est surtout dédié à ces thèmes, je vous partage un texte publié récemment qui porte sur la tendance qu’ont beaucoup de femmes à s’excuser de leurs propos, à l’oral mais aussi à l’écrit, même dans des espaces qui sont conçus pour parler de nos expériences. Il y est question de l’expression « désolée du roman », de la légitimité de la parole des femmes et des mères, et j’y recycle des lectures faites dans le cadre de ma maitrise (il faut bien que ça serve!)

Si le cœur vous en dit, c’est ici.

ps. l’image qui aurait dû accompagner le texte:

l’hiver

L’hiver s’est installé sans prévenir il y a quelques semaines. La lumière sourde de la neige qui s’accumule vaut certainement mieux que les journées gris foncé des novembres habituels, mais le changement de saison soudain et hâtif m’a troublée.

L’hiver c’est la saison des bébés emmitouflés, des inquiétudes, de la peur. L’hiver, c’est le stress que mon bébé ait trop chaud, qu’elle respire mal, que je ne l’entende pas, que quelque chose arrive. Encore.

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