cinq bougies

La lourdeur dans la poitrine m’habite depuis le début du mois. Je crois que c’est peut-être un peu parce qu’Aimé me semble si grand ces temps-ci. Il a des moments où il veut qu’on s’occupe de lui « comme un bébé » — qu’on l’habille, qu’on l’aide avec des tâches qu’il sait bien faire seul — mais ça met en relief toutes les choses qu’il fait maintenant « comme un grand » sans poser de questions. Il est décidément atterri dans son rôle de grand frère et de grand tout court. Hier, alors que je replaçais la photo de Paul dans un cadre parce qu’elle avait glissé, il me dit « il est trop beau, Paul ». Même dans sa relation avec Paul, il semble trouver une place qui relève plus de l’ainé que du cadet.

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s’excuser d’écrire

Parfois, j’écris sur d’autres choses que le deuil et la parentalité.

Même si cet espace-ci est surtout dédié à ces thèmes, je vous partage un texte publié récemment qui porte sur la tendance qu’ont beaucoup de femmes à s’excuser de leurs propos, à l’oral mais aussi à l’écrit, même dans des espaces qui sont conçus pour parler de nos expériences. Il y est question de l’expression « désolée du roman », de la légitimité de la parole des femmes et des mères, et j’y recycle des lectures faites dans le cadre de ma maitrise (il faut bien que ça serve!)

Si le cœur vous en dit, c’est ici.

ps. l’image qui aurait dû accompagner le texte:

l’hiver

L’hiver s’est installé sans prévenir il y a quelques semaines. La lumière sourde de la neige qui s’accumule vaut certainement mieux que les journées gris foncé des novembres habituels, mais le changement de saison soudain et hâtif m’a troublée.

L’hiver c’est la saison des bébés emmitouflés, des inquiétudes, de la peur. L’hiver, c’est le stress que mon bébé ait trop chaud, qu’elle respire mal, que je ne l’entende pas, que quelque chose arrive. Encore.

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