de moi, de nous

img_2579mon petit Paul,
mon amour,
mon bébé d’hiver,

Il y a trois ans aujourd’hui, nous vivions le désespoir de voir ta vie s’éteindre si peu de temps après avoir commencé.

Nous, c’est ton père et moi.
Nous, c’est nos familles, nos ami.e.s.
Nous, c’est ceux et celles qui ne savaient pas le drame qui se déroulait en ce premier février 2014 mais qui allaient contribuer à te faire vivre dans leur mémoire pour des semaines et des mois.

Ça a vite été évident pour moi que pour survivre à ton départ, j’allais avoir besoin d’être entourée. Portée, même, parfois. J’ai eu la chance immense de pouvoir compter sur tant de gens.

Ton père.
Nos familles, nos ami.e.s.
Et puis ceux et celles qui, par le biais de ce blogue ou par connaissance interposées, ont continué de nous témoigner leur tristesse et leur soutien au cours des trois dernières années.

J’ai été entourée. Mieux que bien d’autres. Autant que j’en avais besoin.img_7222

Aujourd’hui, j’ai pris du temps pour relire certains des messages reçus dans les jours qui ont suivi ton décès. Ça me déchire de penser que tu n’es pas là pour baigner dans tout cet amour, que tu ne connais pas toutes ces personnes qui ont pensé à toi, qui pensent encore à toi aujourd’hui.

J’ai retrouvé les pensées magnifiques de mon amie G., partagées au lendemain de la cérémonie que nous avons inventée pour toi:

Grâce à tous nos vœux, nos visions, nos cœurs accueillants pour lui,  Paul vit maintenant dans chacune des beautés de la nature qui nous ait donnée de contempler, dans la brise matinale qui chatouille nos joues, dans la première lueur du jour, dans les milliers de flocons amalgamés, dans les petits nœuds mystérieux de nos arbres. 

J’ai lu les mots que t’ont adressé les personnes qui sont venues rendre visite à ton arbre avec nous samedi dernier. Et puis les mots reçus aujourd’hui, les mots pour toi. Ceux de ton papa aussi, qui débordent de tout l’amour qui t’était – qui t’est – destiné.

J’espère que d’où tu es, tu en entends les échos, que tu te laisse bercer par leur rythme, que tu es entouré de toutes ces pensées qui volent vers toi.

Aujourd’hui, je pense à toi.

Aujourd’hui, je pense à ta grand-mère, qui fête son anniversaire. J’aurais tellement voulu que tu aies plus de temps pour la connaitre, qu’elle ait plus de temps pour te connaitre. J’aurais aimé que tu puisses l’appeler aujourd’hui. Que la journée ne soit pas si déchirante.

Aujourd’hui, je pense au fils d’une amie (qui fait partie de ce nous), qui partage aussi cette date d’anniversaire. Je veux croire que ça te fait plaisir de savoir que cette date si douloureuse est aussi porteuse du bonheur d’une vie encore nouvelle. Étincelante.

Aujourd’hui, plus encore que les autres jours, j’espère que tu ressens à quel point tu es aimé, entouré. Porté, toi aussi, par la force du nombre et la mémoire collective. Partie intégrante d’un tout.

Je t’aime et je pense à toi, mon petit marcassin.
Toujours.

 

ps. quelques photos de notre escapade hivernale jusqu’à ton arbre…

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6 réflexions sur “de moi, de nous

  1. Quels beaux textes vous signez tous les deux pour votre fils Paul… vous êtes des parents inspirants et merveilleux. Merci pour les belles images partagées. XX

  2. Je suis en retard de plus d’une semaine, mais je tiens tout de même à vous envoyer mes plus belles pensées pour ce moment de l’année chargé de lourds souvenirs. xx

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