carnet de voyage 

Le long des routes et des jours, la présence de Paul se dessine. Parfois au détour d’une coline, parfois dans le craquement des brindilles, ou dans l’inscription sans détour d’une pierre tombale qui accroche mon regard. Parfois, volontairement, je remplis mes poumons de l’odeur de la mer et du crépitement du feu pour la sentir m’habiter.

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seul.e.s

« Prenez le petit chemin derrière la maison. Ensuite vous marchez sur l’aboiteau. Peut-être 500 mètres. Vous pouvez pas manquer le parc. »

L’idée me semble bonne. Ça va faire du bien à Aimé de se dégourdir les jambes et de jouer librement. Surtout qu’on a passé la matinée à s’occuper de lui sans trop y mettre de cœur, occupé.e.s à essayer de préparer les bagages pour une dizaine de jours de camping.

« Vous allez voir, c’est comme une épave de bateau. Elle s’appelle Et vogue Aimée. » L’idée semble encore meilleure alors. Incontournable.

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deuil périnatal : vécu des mères immigrantes et de leurs proches

Par le biais des Perséides, j’ai reçu une invitation à prendre part à une recherche du Centre d’études et de recherche en intervention familiale (CERIF) sur le deuil périnatal. Je la partage dans le but de rejoindre des personnes immigrantes ayant vécu ou vivant un deuil périnatal.

Sabrina Zeghiche, coordonnatrice de recherche explique que la participation à l’étude consiste en une entrevue d’une durée de 60 à 90 minutes et à répondre à un court questionnaire. Les entrevues peuvent se faire au domicile des femmes ou à l’endroit de leur choix.

Même si vous ne correspondez pas aux critères de l’équipe de recherche, n’hésitez pas à partager.

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le long du sentier

On marchait ce matin, avec ton père, ta tante et ton cousin.
Ton cousin qui est né juste trois mois avant toi.
Quelques semaines avant ta naissance — il devait avoir un mois ou deux — je l’ai adossé sur mon ventre rond. Tu as bougé, faisant sentir ta présence au creux de moi, et j’ai eu plaisir à croire que c’était parce que tu avais hâte de faire sa connaissance. Je vous ai imaginés, tous les deux, grandissant coude-à-coude. J’ai imaginé vos jeux, votre éventuelle complicité entre cousins (ou entre cousine et cousin!), vos conflits, vos cris, vos rires.

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